
Le contexte du décès (Juin 2021)
Les faits : Âgée de 18 ans et originaire de Sestri Levante (près de Gênes), Camilla a reçu une dose du vaccin AstraZeneca le 25 mai 2021 lors d’une journée « portes ouvertes » (Open Day) destinée aux adultes. Les premiers symptômes : Le 3 juin, elle s’est rendue aux urgences de l’hôpital de Lavagna pour de violents maux de tête et une forte sensibilité à la lumière (fotofobia). Après des examens initiaux jugés négatifs, elle a été renvoyée chez elle. L’aggravation : Son état s’est brutalement dégradé le 5 juin. Transférée en urgence absolue à l’hôpital San Martino de Gênes, elle a subi deux opérations délicates à la tête pour tenter de réduire la pression intracranienne et retirer un caillot. Elle est malheureusement décédée le 10 juin 2021. Les conclusions médicales et l’autopsie (Fin 2021)
Les rapports des experts de la justice (publiés à l’automne 2021) ont formellement conclu que la mort de Camilla était « raisonnablement imputable à un effet indésirable du vaccin » (une thrombose avec thrombocytopénie, aussi appelée syndrome VITT). Les rapports ont également confirmé que la jeune fille était en parfaite santé, qu’elle ne souffrait d’aucune pathologie chronique préexistante et ne prenait aucun traitement médical incompatible. Impact politique : Ce drame a poussé le gouvernement italien à modifier immédiatement ses directives, en réservant le vaccin AstraZeneca exclusivement aux personnes de plus de 60 ans. Le volet judiciaire (2024 – 2025) L’enquête s’est longuement penchée sur la prise en charge médicale lors de son premier passage aux urgences le 3 juin. En 2024, cinq médecins de l’hôpital de Lavagna ont été mis en examen. L’accusation soupçonnait qu’un diagnostic plus précoce de sa baisse de plaquettes aurait permis de lui administrer le traitement adéquat à temps. Finalement, les articles de presse du printemps 2025 ont rapporté que la justice italienne a prononcé un non-lieu (proscoglimento) pour ces 5 médecins, le tribunal ayant estimé que les éléments ne permettaient pas de retenir une responsabilité pénale (« il fatto non sussiste » / le fait n’en est pas un).
