Je suis l’épouse et l’aidante principale de mon mari Philippe Depuis 5 ans je l’accompagne au quotidien face à sa perte progressive d’autonomie. Mon mari était chef d’exploitation, il possédait 400 bovins l’été et 200 l’hiver Il a commencé dans un premier temps à vendre ses génisses première Age puis l’ensemble de son troupeau non pas pour l’abattoir mais afin de reconstituer un cheptel qui avait été décimé par la tuberculose. Cette vente a été un soulagement pour mon mari mais elle a aussi marqué la fin de toute une vie de travail. Nous avons ensuite vendu tout notre matériel agricole en revanche nous avons rencontré de nombreuses difficultés pour louer nos terres car tant que mon mari n’était pas reconnu en invalidité cette situation a entraine des difficultés financières car nous avons dû avoir recours au service de remplacement pour pouvoir faire les foins et s’occuper des animaux. Après sa troisième dose du vaccin contre la covid- 19 (sars cov -2) son état de santé s’est progressivement dégradé. Il a commencé à tomber avec a chaque fois des excuses mais j’ai rapidement compris que quelque chose n’allait pas certaines chutes ont nécessité un passage aux urgences pour le faire recoudre Nous avons eu un rdv 15 jours après l’injection chez notre médecin traitant Très inquiète j’ai demande à notre médecin traitant de nous rédiger un courrier destiné aux spécialistes que nous allions consultés. Il y était indiqué que mon mari ne semblait pas avoir conscience de ses difficultés. Je me souviens notamment d’une chute survenue lors d’un vêlage ou mon mari est tombé au pied de la vache qui allait mettre bat. Heureusement que le vétérinaire était là il l’a sorti de la stabule et surtout que la vache n’ait pas bougé. Il aurait pu être gravement blesse ou perdre la vie. J’ai démissionné de mon poste pour m’occuper de mon mari car souvent quand je rentrais de mon travail il fallait aller aux urgences pour le faire recoudre Au fil des mois son état s’est aggravé avec ➢ Une fatigue très intense ➢ Des bouffées de chaleur lors des repas ➢ Des tremblements et mouvements involontaires, ➢ Des troubles de la déglutition ➢ Une perte de poids de 20 kg ➢ Des troubles de la phonation ➢ Formation de croutes dans le nez ➢ Perte de la motricité fine (ne peux plus écrire) ➢ Il ne peut se lever, ni marcher, ni manger seul ➢ Il dépend entièrement de moi pour toilette son habillage ses déplacements ses repas et tous les actes essentiels de la vie ➢ Pour les repas il faut le matin 1h pour déjeuner 1h30 pour le midi et le soir car je dois l’aider à chaque bouchée et veiller à ce qu’il ne fasse pas de fausses routes. Il ne parle presque plus. ➢ Toute ma journée est consacrée à son accompagnement ➢ Je suis constamment vigilante et je ne peux pratiquement jamais le laisser seul Cette situation est devenue extrêmes éprouvante tant physiquement que moralement je suis présente auprès de lui sept jours sur sept 24h/24sans véritable relais. Avant mon mari partait seul avec le taxi pour certains rendez-vous comme le kiné maintenant il faut que je le suive partout dans tous ses déplacements sinon il ne peut plus se soigner alors par amour je l’accompagne. A ce jour je ne bénéficie d’aucune aide humaine de la MDPH ni de la MSA En fin d’année 2025 nous avons du remboursé a la MDPH toute l’année des aides humaines versées. L’année dernière nous bénéficions de deux par semaine soit 100 h par an au mois de janvier 2026 notre dossier a été refusé. Aujourd’hui nous devons financer une personne entre 6h et 8h par semaine Avant nous avions des visites des représentants, des collègues, amis maintenant complètement seul, tout le monde nous a abandonné Par ce témoignage je souhaite faire comprendre la réalité de notre quotidien, mon mari a perdu son autonomie et je suis devenue aidante malgré tous mes efforts je ne peux pas remplacer les aides humaines dont il a besoin je suis très épuisée car je n’ai plus de vie sociale et je me sens parfois si seule et désemparée face à cette situation. Toute notre vie, tous nos projets se sont écroulés comme un château de carte juste pou 1 vaccin qui devait nous protéger pas rendre mon mari invalide. La maladie de mon mari nous a totalement isolé, malgré tout nous avons trouvé une famille de cœur AAVIC TEAM & VIAC 19 nous les remercions pour l’aide qu’ils nous ont apporté. Nous souhaiterions trouver un parrain ou marraine : en devenant un soutien, vous offririez bien plus qu’une présence : vous donneriez de la visibilité à une cause, de la force à une personne qui se bat chaque jour. Votre parrainage enfin votre voix peux faire évoluer les regards, briser les préjugés et rappeler que chacun mérite d’être vu entendu et soutenu.