Phytothérapie :
A prendre systématiquement au long cours :
Suppléments (3 fois par semaine pendant 3 mois puis 2 fois par semaine) :
– Zinc + sélénium + magnésium + bêta-carotène + vitamine E
– Mélanges vitamines-oligoéléments (sans fer, sauf carence en fer)
– N-acétyl-cystéine
– Oméga 3
+
Vitamine C liposomale, tous les jours
Vitamine D, sur ordonnance (Uvédose* ampoules à 100.000 Unités : une ampoule buvable tous les mois)
Produits naturels :
– Au début, commencer un seul produit à la fois avec une dose faible. Les réactions peuvent s’observer dès les 1ers jours ou plus tard après 2 ou 3 semaines. L’amélioration est souvent précédée d’une aggravation des symptômes.
– L’essai d’un produit doit durer au moins un mois
Produits naturels isolés :
Propolis
Pépins de pamplemousse (Citrobiotic*, Citroplus*, Bio-Citrucid*) (le pamplemousse interagit avec quelques médicaments)
Gingko biloba (Tanakan*, Vitalogink*)
Ecorce de pin maritime (Pycnogénol*)
Gingseng
Extrait d’ananas (bromélaïne), en formulation gastrorésistante pour une action systémique (en formulation simple pour traiter les brûlures gastriques)
Sauge
Sarriette
Bouleau
Vigne rouge
Aloe vera
Intrait de marron d’Inde (en pharmacie)
Spiruline
Chlorella
Cardère
Griffe du chat (cat’s claw)
Cryptolepis
Echinacée
Pépins de raisin
Papaye fermentée
Nigelle (cumin noir)
Maqui
Rhodiola
Goji
Acérola
Ail
Curcuma
Gingembre
Harpagophytum
Armoise (Artemisia annua, artémisinine)
Resvératrol
Clou de girofle
Gelée royale
Origan (Pranarôm, Zane Hellas)
Salsepareille
Thym
Fénugrec
Eucalyptus
Renouée du Japon
Pinella
Action sur les biofilms :
Serrapeptase
Stevia (Nutramedix), Stevia Guayapi
Métaux à faible concentration :
Granions d’argent
Granions de bismuth
Associations de plantes
Bionops : Defens-Nat*, Elymnat*
TicTox* (en Allemagne ou en Suisse), Aromatic*
Traitements de la maladie de Lyme chronique et des maladies associées (co-infections). 2025. (doses adultes)
1) Traitements « officiels » :
Erythème migrant primaire :
– Amoxicilline : 3 à 4 grammes par jour
– Doxycycline : 200 mg par jour (200 mg/j)
pendant au moins 2 semaines
Formes disséminées :
– Amoxicilline : 4 à 6 grammes par jour
– Ceftriaxone injectable : 2 grammes par jour
– Doxycycline : 200 mg par jour
pendant 4 semaines
Si persistance des symptômes après un mois de traitement :
– 2ème cure d’antibiotique de 4 semaines en remplaçant bêta-lactamine par cycline ou vice-versa.
– La durée de l’antibiothérapie peut être portée à 3 mois en cas de persistance de symptômes.
– Demander une consultation ophtalmologique (pré-Plaquénil*)
Tout médicament actif peut entraîner une exacerbation des signes et symptômes (réaction de Jarisch-Herxheimer) parfois violente. Les exacerbations sont parfois prolongées et peuvent avoir une évolution cyclique alternant des phases d’amélioration et des phases d’aggravation.
2) Si symptomatologie persistante après 3 mois d’antibiotiques avec au moins deux antibiotiques de classe différente (hors consensus et hors AMM) :
Supplémenter au long cours 3 fois par semaine pendant 3 mois, puis 2 fois par semaine avec :
– Vitamine E, bêta-carotène, zinc, sélénium, magnésium
– Mélanges vitamines-oligoéléments (sans fer, sauf carence martiale avec ferritine basse)
– N-acétyl-cystéine
– Oméga 3
Supplémenter à vie (sauf contre-indication) en vitamine D :
– Uvédose* : une ampoule buvable de 100 000 UI tous les mois
Supplémenter à vie en vitamine C liposomale, tous les jours
Reprendre un traitement antibiotique en y associant l’hydroxychloroquine (Plaquénil*) :
– Prolonger l’antibiotique le plus actif (bêta-lactamine ou doxycycline), ou remplacer par la clarithromycine comprimés à 500 mg, 2 cp/j. Une association de deux antibiotiques est possible
– Associer l’hydroxychloroquine, comprimés à 200 mg, ½ cp/j au début pendant 15 jours pour vérifier l’absence d’exacerbation trop violente. Si exacerbation trop forte, réduire à ¼ de cp/j. Si la tolérance est bonne, augmenter à 1 cp/j. Sauf exception, il est inutile de dépasser un cp/j.
En cas d’antécédents d’atteinte oculaire, attendre la consultation ophtalmologique avant de démarrer le Plaquénil*. Sinon la première consultation ophtalmologique peut être réalisée avant ou au cours des premières semaines du traitement par Plaquénil*.
3) Si forme persistante après 4 à 6 mois de traitement (hors consensus et hors AMM) :
– Poursuivre l’hydroxychloroquine (Plaquénil*) au long cours, 1 comprimé par jour (surveillance ophtalmologique au minimum une fois par an pour cette dose modérée). Si le Plaquénil* est bien toléré, le poursuivre, même après l’arrêt des antibiotiques, pendant plusieurs mois (au moins 4 mois). En cas de dose plus forte de Plaquénil* (> 2 cp/j, ou de pathologie ophtalmique sous-jacente importante), la surveillance ophtalmologique doit être plus rapprochée.
– Tester, en association avec l’hydroxychloroquine, les rotations de cures courtes d’anti-infectieux, d’abord mensuelles pendant 3 à 6 mois puis espacées (tous les 2 mois puis 3 mois, etc.)
Ces 4 médicaments doivent être pris un à la fois, les uns à la suite des autres :
o Azithromycine (Zithromax*), comprimés à 250 mg, 1 cp/j pendant 6 jours consécutifs, une cure par mois
o Puis flubendazole (Fluvermal*), 1 comprimé par jour pendant 6 jours consécutifs, une cure par mois
o Puis tinidazole (Fasigyne*), comprimés à 500 mg, 1 cp/j pendant 8 jours consécutifs, une cure par mois
o Puis fluconazole (Triflucan*), gélules à 100 mg, 1 gélule per jour pendant 7 jours consécutifs, une cure par mois
Si l’un de ces 4 médicaments n’entraîne plus ni amélioration, ni aggravation : l’arrêter. Continuer les autres.
Pour préserver l’écologie microbienne, essayer d’arrêter l’azithromycine avant les autres médicaments.
4) En cas de stabilisation ou de guérison clinique (hors consensus et hors AMM) :
L’hydroxychloroquine peut être poursuivie à petite dose d’entretien (1/2 comprimé par jour) sur le long cours, avec une surveillance ophtalmologique annuelle. Si ce médicament ne semble plus indispensable après quelques mois, faire un essai d’arrêt. En l’absence de rechute, il peut être arrêté. En cas de début de rechute, l’hydroxychloroquine peut être réutilisée en cures de quelques semaines à quelques mois.
Les rotations de cures courtes d’anti-infectieux peuvent être reprises de temps en temps si nécessaire.
5) En cas d’échec, autres médicaments possibles à tester (hors consensus et hors AMM) :
Arrêter les antibiotiques et l’hydroxychloroquine.
Essayer l’un des médicaments suivants (un à la fois)
– Praziquantel (Biltricide*) cp 600 mg
2 comprimés matin et soir le premier jour.
Si bonne tolérance : 25 mg/kg trois fois par jour (75 mg/kg par jour) pendant les deux jours suivants.
– Pyrantel (Combantrin*) cp 125 mg
6 comprimés matin et soir le premier jour.
Si bonne tolérance : 6 comprimés matin et soir (12 cp par jour) pendant les trois jours suivants.
Si poids supérieur à 75 kg : 16 cp par jour.
– Ivermectine (Stromectol*) cp 3 mg
1 comprimé matin et soir le premier jour.
Si la tolérance est bonne : 2 comprimés par jour pendant les trois jours suivants.
A prendre à la fin du repas avec de la graisse (beurre ou huile).
– Atovaquone-proguanil (Malarone* ou générique) : 3 à 6 comprimés par jour pendant 10 jours puis un cp par jour pendant 20 jours. A prendre avec un aliment gras (beurre, huile). Associer de l’acide folinique (5 mg par jour) en cas de prise prolongée. En cas d’efficacité et de bonne tolérance, poursuivre 2 à 3 mois. Plusieurs cures d’entretien sont possibles, à quelques semaines ou mois d’intervalle. Synergique avec azithromycine ou rifampicine sur les babésioses.
– Artéméther-luméfantrine (Riamet*) : 1 comprimé par jour pendant 24 jours. Plusieurs cures sont possibles, à quelques semaines ou mois d’intervalle.
– Pylera* (bismuth, métronidazole, tétracycline) : Ne pas prendre le schéma proposé pour l’ulcère de l’estomac car la prise d’un grand nombre de comprimés par jour est très mal supportée dans la maladie de Lyme (exacerbations très violentes). Prendre 2 comprimés matin et soir pendant 30 jours.
– Dapsone (Disulone*), comprimés 100 mg : Après vérification de l’absence de carence en G6PD. Surveillance stricte (chaque semaine au début, puis une fois par mois, puis une fois par trimestre) : NFS, réticulocytes, méthémoglobine, ferritine, créatinine, transaminases. ½ comprimé par jour (= 50 mg/j) au début pendant 15 jours pour vérifier l’absence d’exacerbation trop violente. Si exacerbation trop forte, réduire à ¼ de cp/j. Si la tolérance est bonne, augmenter à 1 cp/j. La forme commercialisée en France, Disulone*, contient du fer et colore les selles en noir. La dapsone entraîne toujours une discrète hémolyse. Pour réduire le risque, il faut impérativement prendre en même temps de l’acide folinique, 1 cp à 25 mg/j. Si efficace et bien toléré, ce traitement peut être poursuivi plusieurs mois et même sur le long cours. Si intolérance au fer, utiliser la dapsone allemande sans fer (dapson, Fatol*, comprimés moitié moins dosés à 50 mg).
– La dapsone peut être associée à un antibiotique (azithromycine ou rifampicine) en cures de quelques semaines (associations synergiques).
Surveillance minimale du traitement
– Biologie minimale :
o Numération formule sanguine (NFS), transaminases et créatinine au début du traitement
o puis NFS et transaminases, une semaine après le début du traitement puis une fois par mois
o Bilan particulier pour la dapsone (cf plus haut)
– ECG de base. Pour vérifier l’absence d’allongement de l’espace QT.
– Consultations ophtalmologiques pour la surveillance du Plaquénil* :
Aux faibles doses utilisées (inférieures à 6,5 mg/kg par jour) et sans facteur de risque (âge > 65 ans, insuffisance rénale chronique, atteinte oculaire préalable), une consultation ophtalmologique simple annuelle suffit. Sinon, demander une surveillance renforcée à l’ophtalmologiste qui pourra poser l’indication d’un électro-rétinogramme.
– Holter et consultation cardiologique en cas de troubles du rythme cardiaque
Vérifier l’absence d’interactions médicamenteuses
Attention en cas de grossesse car certains médicaments sont contre-indiqués
Consultation anti-douleur si nécessaire
Prévenir le patient des exacerbations fréquentes (réaction de Jarisch-Herxheimer) de signes et symptômes avec les différents anti-infectieux
– précoces, dès le début du médicament ou après quelques jours
– mais possiblement plus tardives, survenant jusqu’à 2 à 3 semaines après le début du médicament. Souvent d’évolution cyclique.
– La fatigue et les douleurs peuvent devenir insupportables dans certains cas. A gérer par le repos et les antalgiques.
– Exacerbations pouvant poser problème, nécessitant leur prévention en lien avec un spécialiste de la pathologie concernée. En effet ces troubles, plus ou moins chroniques ou intermittents, peuvent s’aggraver transitoirement au cours des premiers jours ou des premières semaines du traitement. Dans certains cas difficiles, une courte corticothérapie par prednisone peut être nécessaire pour atténuer les réactions :
o Parésies. Le patient doit être informé du risque d’aggravation transitoire.
o Troubles du rythme cardiaque qui peuvent nécessiter la mise en route d’un traitement anti-arythmique adapté avant de démarrer les anti-infectieux,
o Dépression qui nécessite d’informer le patient et son entourage du risque d’aggravation transitoire les premières semaines du traitement et la prescription éventuelle d’un anti-dépresseur avec un suivi psychiatrique avant de démarrer les anti-infectieux
o Crises d’épilepsie qui peuvent nécessiter la mise en route d’un traitement anti-épileptique adapté avant de démarrer les anti-infectieux et d’éviter la conduite d’un véhicule pendant la phase initiale du traitement
o Trouble neuro-cognitifs importants ou désorientation dans le temps et dans l’espace qui doit faire éviter la conduite d’un véhicule ou certaines activités pendant la phase initiale du traitement
o Rétinopathie importante avec troubles visuels, nécessitant un avis ophtalmologique avant de démarrer les anti-infectieux (surtout pour le Plaquénil*). Le patient doit avoir sur lui un corticoïde (prednisone) à prendre en cas de baisse brutale de l’acuité visuelle au début du traitement anti-infectieux (phénomène rare et réversible due à l’inflammation intra-oculaire)
o Les états psychiatriques aigus ou subaigus dûs à une encéphalite borrélienne peuvent décompenser en début de traitement.
o Les états allergiques majeurs à de nombreux médicaments qui peuvent favoriser des réactions sévères d’intolérance au tout début de l’introduction d’un anti-infectieux. Dans ce cas, introduire le traitement sous surveillance étroite, en milieu hospitalier
3) Une fois la maladie stabilisée ou guérie
Arrêter les médicaments
Poursuivre :
– les supplémentations de vitamines et oligo-éléments
– des cures de phytothérapie, en alternant les produits
Essayer les saunas et notamment les saunas infra-rouges.
Essayer la cryothérapie (médecins du sport)
Essayer le bleu de méthylène (forme officinale allemande vendue sur internet)
Essayer le dioxyde de chlore (à préparer soi-même ou forme toute prête chez Orthomédix)
4) En cas de rechute
Retraiter immédiatement dès les premiers symptômes, sans attendre +++
Essayer d’abord la phytothérapie et les médicaments non antibiotiques (ex. l’hydroxychloroquine)
En cas de persistance des signes de rechutes, reprendre les antibiotiques qui ont été le plus actifs, si possible en cures courtes.
